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    Education

    Tout chien doit apprendre les bonnes manières. Il faut donc lui inculquer de bonnes habitudes dès son plus jeune âge, sinon vous risquez d’entacher vos relations futures.
    Son éducation est basée sur deux principes : l’autorité et la justice. Plus le chien ressent que son maître l’aime et qu’il peut lui faire confiance, plus son éducation sera facile et réussie.


    A SON ARRIVÉE

    Stressé, perdu dans son nouvel univers, sans sa mère et ses frères et soeurs, l’arrivée du chiot doit se passer de la meilleure manière possible.
    Tout d’abord, il doit trouver sa place tout de suite, celle bien sûr que vous lui aurez choisie. S’il y a une partie de la maison qui lui sera interdite, la chambre par exemple, il ne faut pas l’y amener les premiers jours sous prétexte qu’il pleure la nuit ! C’est la même chose pour les fauteuils et canapés qui ne lui sont pas destinés. Les mauvaises habitudes se prennent vite et sont difficiles à corriger plus tard.

    Vous devez tout de suite lui présenter le coin qui sera le sien en temps ordinaire, avec son panier, sa couverture, ses jouets. Un jeune chiot n’étant pas encore bien propre, mieux vaut penser qu’il sera plus facile de nettoyer un carrelage qu’une moquette…
    Il faut faire de même pour le coin qui est destiné à la prise de nourriture en faisant attention de ne pas changer brutalement son alimentation car il risque des troubles digestifs. Il est fort possible qu’il refuse le repas que vous lui proposerez. Vous aurez donc rapidement tendance à lui présenter d’autres plats. Il est difficile de le voir se passer de nourriture ou faire la fine bouche… Rassurez-vous, rares sont les chiens qui se laissent mourir de faim ! Alors, soyez ferme sinon l’enfant gâté usera vos nerfs car il refusera ce qu’il aura apprécié la veille et vous passerez votre temps à lui inventer de nouvelles recettes.
    Vous éviterez les visites ininterrompues de vos relations qui seront bien sûr curieuses d’admirer le bébé ! Vous apprendrez à vous enfants qu’il ne doit pas être tripoté sans cesse, qu’il a encore besoin de dormir souvent, qu’ils ne doivent pas faire trop de bruit (cris, télévision, musique…). En revanche, vous ne laisserez pas le chiot jouer en les mordillant ou en grognant car il doit comprendre tout de suite qu’il ne sera pas le dominant.
    Si vous avez déjà un ou plusieurs chiens, n’attisez pas leur jalousie en ne vous occupant que du nouvel arrivé. Au contraire, ils doivent être câlinés, servis les premiers lors de la prise des repas, et rien dans leurs habitudes ne doit être modifié. Ainsi ils deviendront les protecteurs du petit nouveau.
    Quant au chat de la maison, autant le laisser cracher une fois ou deux ! Respectez les mêmes règles que pour vos chiens et il saura accepter le nouveau venu.
    L’éducation ne peut se faire que dans la bonne humeur, le calme, avec une certaine rigueur, sans découragement lorsque le chien ne comprend pas de suite.


    LA PROPRETÉ

    On facilitera la tendance à la propreté du chien en le faisant sortir régulièrement, et surtout juste après la prise de repas. Les réprimandes lorsqu’il s’est « oublié » à l’intérieur permettent la mise en place d’un nouveau contrôle nerveux du chien qui apprendra à se « retenir ».
    Réprimandes ne veulent pas dire maltraiter l’animal, bien sûr ! L’habitude qui consiste à mettre le museau du chiot dans ses excréments ne sert à rien. C’est encore plus vrai lorsque la « bêtise » ne vient pas de se faire. Le chien ne comprendrait pas la relation entre la punition et le fait qu’on lui reproche.
    Le mot « non » est très important pour son éducation ; prononcé sèchement, il sera vite compris, et pas seulement lorsqu’il n’est pas propre. Dès que l’animal s’oublie, il faut immédiatement le sortir et le féliciter lorsqu’il s’est soulagé dehors.
    Bien entendu, cette éducation est facilitée si l’on dispose d’un jardin ou d’une cour ; en appartement, cela risque de prendre un peu plus de temps, à mois que vous lui aménagiez un coin propreté avec des tapis spéciaux qu’on trouve dans les rayons des animaleries, une caisse avec des gravillons pour chat ou encore des journaux. Les chiens frileux ou paresseux aimeront moins les sorties ; en conséquence, le plaisir de la balade sera moins associé au fait d’avoir été propre à la maison en ayant fait l’effort de patienter pour se soulager.
    Toute violence est à proscrire ; elle aurait même des résultats inverses que ceux escomptés. Le chien qui a peur ne répond pas aux attentes de son maître.


    LA PROMENADE

    Le chiot aime bien se promener mais il faut tout de même être conscient de ses capacités physiques !
    Bien qu’on ait tendance à le prendre dans ses bras, il faut pourtant lui apprendre à marcher en laisse.
    Il est inutile de tirer le chiot au bout d’une laisse jusqu’au moment où il se couchera sur le côté. Il faut l’obliger à marcher à vos côtés en lui laissant la laisse très courte au début, lui parler doucement et tirer légèrement sur la laisse lorsqu’il voudra vous dépasser, en lui disant « non ». Prenez l’habitude de tenir la laisse de la main gauche. Ce sera toujours une chose acquise quand vous le présenterez à un concours car c’est toujours ainsi que l’on procède lorsqu’il faut le faire évoluer sur un « ring ». Les résultats ne sont pas toujours visibles les premiers jours, cela dépend en fait du chien, mais il faut persévérer sans s’énerver !
    Une autre chose importante : il ne faut pas avoir peur des autres chiens que vous rencontrerez. Le vôtre le sentirait et modifierait son comportement. Tirer sur sa laisse est une erreur. On risque de provoquer une réaction agressive chez l’autre animal. Ou alors votre chien pourrait devenir un adulte hargneux, prêt à agresser ceux qu’il croise. Sachez également que vous serez souvent abordé par des gens curieux de rencontrer un tel petit animal. Selon votre disponibilité et votre humeur du jour, ce seront des moments de grande convivialité !


    LES DÉGRADATIONS

    Pour ainsi dire inévitables, elles sont plus ou moins importantes selon la race du chien mais aussi de son caractère. Tout comme le jeune enfant qui met tout à sa bouche, le chiot, pendant toute la période pendant laquelle sa dentition se forme, mordillera tous les objets qu’il peut atteindre, le plus souvent les pieds de table, de chaise, les accoudoirs des fauteuils, les chaussures, les tapis. Cette activité deviendra vite un jeu. Alors, avant que l’idée ne lui en vienne, mieux vaut lui présenter des objets prévus pour cela comme les jouets en caoutchouc et le réprimander dès qu’il s’attaque à quelque chose d’interdit. Comme c’est un animal intelligent et docile, il comprendra vite !


    LES ABOIEMENTS

    Le chiot aboie facilement et presque jamais sans raison. A vous de découvrir la cause et d’y remédier pour qu’il ne devienne pas un chien bruyant à la voix perçante qui sera difficile à supporter, pour vous, votre famille et votre voisinage.
    Il peut aboyer parce qu’il souffre de solitude, parce qu’il sent qu’un orage va éclater, parce qu’il a faim, parce que le passage du facteur lui fait peur, etc.
    Dans la mesure du possible, il faut l’empêcher d’aboyer. Ce n’est pas une raison pour autant de céder à tous ses caprices afin qu’il se taise !


    LA FUGUE

    Si le chien aspire à plus de liberté, il faut lui proposer un peu plus d’activités physiques, ainsi il consumera son énergie. Surtout, après une fugue, il ne faut pas le réprimander plus violemment que d’habitude car il risque d’avoir de plus en plus envie de s’en aller. Le priver de promenade serait la plus grosse erreur.


    VIVRE EN SOCIÉTÉ

    Vous devrez apprendre les bonnes manières à votre chien. Il ne faut surtout pas : lui donner à manger lorsque vous êtes à table ; le laisser vous sauter dessus lorsque vous rentrez à la maison (vos collants, mesdames, ne résisteraient pas à ses petits ongles pointus !) ; vous laisser lécher la figure, les mains ou les pieds ; vous laisser mordiller le bas du pantalon ou du manteau ; l’exciter pour qu’il court après les chats et les autres animaux ; le faire aboyer ; le laisser importuner outre mesure ceux qui n’apprécient guère ; le faire grimper sur votre jambe pour le balancer.


    LES PUNITIONS

    Les punitions sont nécessaires à l’éducation. Mais il ne s’agit pas d’être violent. Il faut rester juste et cohérent : ne pas punir ce que l’on a autorisé la veille, ne pas punir le chiot pour une bêtise qu’il n’a pas commise.
    Lorsqu’il est en faute, le chien doit être appelé immédiatement. S’il tarde à venir, s’il adopte une attitude pas vraiment fière , alors il aura compris qu’il a mal agi, il acceptera donc plus facilement la punition.
    Il faut lui parler sévèrement en le secouant par le collier ou la peau du cou. Peu de mots sont utiles mais ils doivent être prononcés d’une manière qui ne permet pas le doute sur votre mécontentement. Les hurlements sont inutiles…
    Mais la meilleure solution est certainement l’isolement, même pour peu de temps. Le chien y est sensible car il est malheureux de se sentir écarté et de risquer, en quelque sorte, de perdre l’affection de son maître.


    L’OBÉISSANCE

    Des petits exercices réguliers que le chiot prendra pour des jeux permettront à celui-ci, entre autre, de revenir dès que vous l’appellerez, de refuser la nourriture que pourrait lui tendre un étranger ou de traverser une rue sans votre ordre. Chaque fois qu’il réussit l’exercice, il faut le récompenser, pas forcément par une friandise, mais par des mots doux et des caresses.


    APPRENDRE A RESTER SEUL

    Il est regrettable de rencontrer des chiens présentant des troubles graves du comportement à cause du stress lié à l’absence des maîtres.
    Dans la plupart des cas, ces comportements sont dus à une mauvaise éducation canine.
    En effet, le chien qui partage le quotidien des humains de « sa famille » est sans cesse à l’écoute et ressentira l’absence de ces derniers comme s’il perdait une partie de lui-même.
    Notons que l’angoisse sera moins forte s’il y a d’autres animaux à la maison, pourvu qu’ils ne soient pas comme lui ! L’accoutumance du chiot à la solitude doit se faire dès son arrivée au foyer. Pas question de le prendre dans sa chambre pour la nuit ! Vous l’entendrez certainement pleurer, japper ou même hurler. Ce sera dur mais il ne faudra pas s’apitoyer et céder à ses appels. Le sommeil finira bien par l’emporter…
    Si vous ne travaillez pas au moment de l’accueil du chiot, ce sera plus facile car vous pourrez commencer par de courtes absences dans la journée, qui se prolongeront au fil des jours.
    Mais attention, vos efforts seront caduques si vous n’adoptez pas la bonne attitude lors de la séparation. Votre départ doit être naturel, sans manifestation de tendresse particulière, comme si vous alliez rentrer trente secondes plus tard.

    Au retour, ne vous précipitez pas sur lui, en réponse à ses démonstrations de joie ; bien au contraire, laissez passer un certain temps avant de lui faire un câlin et d’aller le promener.
    Gardez toujours en mémoire qu’un chien agit par association d’idées. Si, avant votre départ, il a pu faire une bonne balade, jouer avec vous et recevoir une petite gâterie ; qu’il en est de même après votre retour, soyez sûr qu’il acceptera beaucoup mieux votre absence. 


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  •                       Au royaume des Chihuahuas .

    TABLEAU DE CROISSANCE

    Moyenne approximative

     

    tableau croissance

     

    Tableau des âges :   

    tableau reel 

    L a moyenne de vie d’un chiens est de 14ans.

    L’âge moyen de la puberté :

    * male:

    Et entre 7 et 10 mois

    * femelle:

    Et entre 6 et 12 mois

    La durée de la gestation :

    La durée de gestation est entre le 57eme et le 63eme jours.

    La période favorable pour la saillie :

    La période de la saillie est du 9eme au 13eme des chaleurs

    Les chaleurs :

    * en général 2 fois par ans

    *durée moyenne entre 12 et 20 jours 


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  •  Notion de Génétique Canine .

                                        GENETIQUE CANINE           

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    L’information génétique du chien est portée par ses chromosomes que l’on trouve dans le noyau des cellules. L’espèce canine possède 78 chromosomes répartis par paire : un chromosome d’origine paternelle et un chromosome d’origine maternelle dans chaque paire. (Aussi dire que le mâle marque plus que la femelle est ridicule). On distingue 38 paires de chromosomes appelés autosomes qui sont tous les chromosomes sauf les chromosomes sexuels X et Y et une paire de chromosomes sexuels. Les chiens mâles sont donc 76 XY et les chiennes 76 XX.


    Chaque chromosome est constitué d’ADN (acide désoxyribonucléique) et comporte des unités de structure et de fonction appelés gènes (de façon simplifiée un gène est une séquence d’ADN qui va permettre la synthèse d’une protéine). Chaque gène possède un emplacement exact et invariable sur un chromosome. Cet emplacement est appelé le locus du gène.


    Un même gène peut se rencontrer sous différentes formes que l’on appelle les allèles du gène. Ces variations sont à la base des différences qui existent entre les individus. Les chromosomes paternels et maternels d’une même paire qui portent les mêmes gènes mais pas forcément les mêmes allèles. Ainsi un individu peut posséder 2 allèles différents du même gène. On qualifie d’homozygote un individu possédant le même allèle sur le chromosome d’origine paternelle et sur le chromosome d’origine maternelle, et hétérozygote un individu possédant deux allèles différents. La consanguinité permet d’améliorer la probabilité d’avoir le même allèle du côté paternel et du côté maternel.
    On appelle génotype la combinaison des allèles de tous les gènes d’un individu. De façon générale lorsqu’un individu possède 2 allèles différents, seule l’expression de l’allèle dominant est visible. L’autre allèle dont l’expression reste invisible est alors appelé récessif. Dans le cas où l’expression des deux allèles est visible, on les qualifie de co-dominants.


    Par exemple chez le chien au LOCUS B (BROWN) marron on trouve le gène TYRP1 (Tyrosinase relate protéine 1) qui est responsable de la couleur noire ou brune (chocolat) de l’eu mélanine (pigment du poil) . Ce locus comporte 2 allèles : B dominant, production d’une eu mélanine Noiret, et b récessives productions d’une eu mélanine brune. Ainsi un chien BB homozygote B ou Bb, hétérozygote sera noir, tandis qu’un chien bb homozygote b sera chocolat.


    La traduction du génotype (composition génétique de l’individu) en phénotype (aspect visible de l’individu) ne se fait pas de façon directe. L’action du milieu (environnement au sens large) peut modifier le résultat de l’expressions des gènes.


    Par exemple un chiot de grande race, issu de deux parents conformes au standard donc certainement de bons génotype, n’exprimera pas pleinement son génotype s’il est mal nourri et mal soigné durant sa croissance. Il aura un phénotype médiocre (petite taille, mauvaise conformation par rapport au standard alors que son génotype est bon. Dans ce cas l’action du milieu aura été défavorable.


    les Poly gènes modificateurs sont un ensemble de gènes dont on ne connaît pas précisément le nombre et la position sur les chromosomes, mais qui modifient l’expression d’un gène. Leur effet est souvent additif. Par exemple la couleur sable chez le Labrador est due à un locus appelé E (Extension) . Les chiens homozygotes ee sont sables, ils ne produisent plus de pigment foncé.


    Cependant il existe de nombreuses intensités de sables chez le Labrador, souvent au sein d’une même portée. Ces variations sont dues à des poly gènes modificateurs qui intensifient ou palissent la couleur de base sable déterminée par le génotype ee.
    Chez le dalmatien, ces poly gènes modificateurs expliquent l’intensité de la couleur noire ou de la couleur marron.


    TRANSMISSION DES MALADIES ET CARACTERES GENETIQUES CHEZ LE CHIEN : TRANSMISSION AUTOSOMIQUE DOMINANTE


    Les maladies ou caractères autosomiques dominants sont déterminés par un gène causal qui est porté par un autosome et dont l’allèle responsable est dominant. Les maladies autosomiques dominantes n’ont donc pas besoin que de la présence d’un seul allèle délétère pour s’exprimer.


    De façon générale,
    - l’un des parents de l’individu atteint est lui même atteint
    - la maladie affecte les deux sexes dans les mêmes proportions
    - la maladie est transmise par les deux sexes de façon équivalente
    - un individu né de l’union entre un individu affecté et un individu non affecté a un risque de 50 % d’être affecté.


    Cependant la plupart de ces maladies autosomiques dominantes sont dites à pénétrance incomplète : tous les individus qui portent l’allèle délétère responsable de la maladie ne sont pas obligatoirement atteints (ils n’expriment pas leur génotype, mais transmettent quand même la maladie. Il y a donc parfois un peu moins de 50 % de la portée qui est effectivement atteinte et dans certains cas les deux parents peuvent être sains.


    TRANSMISSION AUTOSOMIQUE RECESSIVE


    Les maladies ou caractères autosomiques récessifs sont déterminés par un gène causal qui est porté par un autosome et dont l’allèle responsable est récessif. Les maladies autosomiques récessives ont donc besoin de la présence des deux copies de l’allèle délétère pour s’exprimer. C’est le mode de transmission le plus fréquemment rencontré pour les maladies génétiques mono géniques dues à un seul gène chez le chien. De façon générale :


    - un individu affecté est généralement issu de parents non affectés alors appelés porteurs sains.
    - on observe une fréquence plus élevée de la maladie dans le cas de mariages consanguins. La consanguinité ne fait que révéler la présence de ces gènes mais n’en est pas la cause.
    - les 2 sexes sont affectés dans la même proportion
    - les 2 sexes transmettent la maladie de façon équivalente
    - lors d’un accouplement entre deux animaux porteurs sains, statistiquement 25 % de la portée sera atteinte.


    La difficulté avec ces maladies réside dans le fait que les parents des individus concernés sont souvent asymptomatiques. On ne peut donc prévoir l’apparition de chiots malades que si on connaît le génotype des 2 parents (sont-ils totalement indemnes ou porteurs sains ?) La consanguinité est un outil qui permet de le savoir. Ces maladies sont presque toutes à pénétrance complète car tous les individus qui possèdent les 2 allèles délétères sont atteints.


    transmission RECESSIVE LIEE A L’X


    Les maladies ou caractères récessifs liés à l’X sont déterminés par un gène causal qui est porté par le chromosome X et dont l’allèle responsable est récessif. Les maladies récessives liées à l’X ont donc besoin de la présence de 2 copies de l’allèle délétère pour s’exprimer chez les femelles (qui sont XX) et d’une seule copie chez les mâles qui sont XY. De façon générale :


    - ces maladies affectent de façon beaucoup plus fréquentes les mâles que les femelles
    - les mâles atteints naissent généralement de parents indemnes ; la mère est alors un individu porteur asymptomatique (femelle dite conductrice)
    - il n’y a pas de transmission d’un individu mâle à un individu mâle dans le pedigree
    - les chiots mâles issus d’une femelle conductrice ont un risque de 50 % d’être atteints.
    - les rares femelles atteintes sont issues du croisement d’un mâle atteint et d’une femelle conductrice.


    TRANSMISSION DOMINANTE LIEE A L’X


    Les maladies ou caractères dominants liés à l’X sont déterminés par un gène causal qui est porté par le chromosome X et dont l’allèle responsable est dominant. Les maladies dominantes liées à l’X ont donc besoin de la présence d’une seule copie de l’allèle délétère pour s’exprimer chez les femelles qui sont XX et chez les mâles qui sont XY. De façon générale :


    - ces maladies affectent les mâles et les femelles mais les femelles plus fréquemment que les mâles
    - cependant les mâles sont souvent plus sévèrement atteints que les femelles.
    - mâles et femelles transmettent la maladie
    - un mâle atteint transmet la maladie à 100 % de ses filles mais à aucun de ses fils.
    - une femelle atteinte transmet la maladie à 50 % de ses filles et à 50 % de ses fils
    Les maladies ou caractères polygéniques sont déterminés par plusieurs gènes. On ne connaît malheureusement pas le nombre de ces gènes ni leur force respective dans le déterminisme génétique de la maladie. Il y a donc apparition erratique de malades dans les portées sans que l’on puisse prédire le pourcentage de chiots atteints, connaissant le statut clinique des parents.
    Les maladies et caractères polygéniques sont également fortement influencés par les paramètres d’environnement qui interagissent avec les gènes en cause. L’exemple type de maladie polygénique chez le chien est la dysplasie coxo fémorale ou la surdité.


    TRANSMISSION MATERNELLE


    les maladies génétiques ou caractères génétiques de transmission maternelle sont déterminés par un gène causal qui est porté par l’ADN mitochondrial. L’ADN mitochondrial ne se trouve pas dans le noyau des cellules sous forme chromosomes, mais à l’intérieur de petits organismes cellulaires appelés mitochondries. Lors de la fécondation, seules les mitochondries de la mère sont transmises à l’embryon. C’est pourquoi les mutations de l’ADN mitochondrial ne sont transmises que par les mères.
    Ce mode de transmission est extrêmement rare.


    Le test génétique est un examen complémentaire comme les autres (radiographie, dosage biochimique…) permettant d’aboutir à un diagnostic.


    Il permet de dépister les individus sains avant la survenue des symptômes : cas des maladies dominantes à pénétrance incomplète et des maladies d’apparition tardive. Permet un meilleur suivi vétérinaire du chien e, si nécessaire et disponible, la mise en place d’un traitement précoce. Permet également d’éviter les accouplements à risque et la naissance de chiots atteints.


    Il permet de détecter les porteurs sains (cas des maladies récessives) afin d’éviter les accouplements à risque et la naissance de chiots malades.


    Il se réalise par frottis buccal le plus courant
    mais aussi par prélèvement sanguin (5 ml de sang sur EDTA en général)
    prélèvement de tissus (biopsie, prélèvement anatosomo pathologique)
    Le vétérinaire authentifie le prélèvement avant l’envoi au laboratoire (vérification de l’identité du chien et réalisation du frottis buccal).


    Il est donc nécessaire de se rendre chez son vétérinaire pour effectuer le prélèvement ADN et recevoir un certificat ADN qui sera valable car authentifié
    Un test génétique n’est souvent valable que pour une race donnée.


    un test génétique détecte une mutation pas une maladie : il n’est donc valable que pour une maladie génétique donnée et ne renseigne pas sur le statut du chien concernant les autres formes acquises ou héréditaires de la même maladie.


    PRENONS Le cas d’une maladie autosomique récessive qui est le cas le plus fréquent chez le chien


    - Accouplement de deux chiens homozygotes sains (+/+) produit 100 % de chiens homozygotes normaux (+/+) qui ne développeront pas la maladie et ne transmettront la copie défectueuse du gène responsable de la maladie.


    - Accouplement d’un chien homozygote normal (+/+) et d’un chien porteur sain hétérozygote (+/-) :


    il y aura : 50 % de chiens homozygotes normaux (+/+) et 50 % de porteurs sains (+/-) . Aucun ne développera la maladie, cependant ce type de croisement continue de propager la copie défectueuse (-) de l’allèle muté car les chiots porteurs sains (+/-) pourront à leur tour transmettre l’allèle muté du gène à leur descendance.
    - Accouplement de deux chiens porteurs sains hétérozygotes (+/-) produit
    25 % de chiens homozygotes normaux qui ne développeront pas la maladie (+/+)
    50 % de chiens porteurs sains (+/-) qui ne développeront pas la maladie mais qui la transmettront
    25 % de chiens homozygotes mutés (-/-) qui développeront la maladie.
    - Accouplement d’un chien homozygote normal (+/+) et d’un chien homozygote muté (-/-).
    Le chien homozygote muté peut ne pas avoir déclaré les symptômes lorsqu’il est mis à la reproduction.


    il y aura 100 % de chiots porteurs sains hétérozygotes (+/-). Aucun ne développera la maladie.


    - Accouplement d’un chien porteur sain hétérozygote (+/-) et d’un chien atteint homozygote muté (-/-) Lorsqu’on indique que le chien est atteint c’est d’un point de vue génétique, il est homozygote muté (-/-). mais peut ne pas encore avoir déclaré de symptômes lorsqu’il est mis à la reproduction.


    Il y aura :


    50 % de chiens porteurs sains qui ne développeront pas la maladie
    et 50 % de chiens homozygotes mutés qui développeront la maladie.
    est fortement déconseillé de mettre à la reproduction un chien mâle ou femelle qui est malade quelque soit le mode de transmission de la maladie.


    Il est possible de mettre à la reproduction un chien sain hétérozygote (+/-) d’une maladie autosomique récessive mais dans ce cas il est impératif de lui choisir un partenaire homozygote normal (+/+). Tous les chiots devront être testés génétiquement car 50 % d’entre eux sont (+/-) donc porteurs sains hétérozygotes.


    Il est d’autant plus important de conserver les hétérozygotes pour la reproduction quand la mutation causale est fréquente et qu’il convient de sauvegarder la variabilité génétique de la race.


    Dans le cas d »une maladie dominante dans certains cas extrêmement rares il est possible de mettre à la reproduction un chien porteur de la mutation donc malade génétiquement, si ce chien présente un intérêt fort pour la race (sauvetage d’une lignée ou d’une race). Cependant 50 % de ses descendants seront porteurs de la mutation et donc susceptibles de développer les symptômes de la maladie. L’utilisation de tels chiens sera à envisager en fonction de
    - la gravité de la maladie
    - l’effectif de la race
    - la fréquence de la mutation dans la race.
    La lutte contre les maladies héréditaires ne doit pas se faire au détriment des qualités de chaque race. On ne peut pas sélectionner uniquement sur des critères négatifs, le travail de sélection positive des éleveurs est primordial. Dans tous les cas, un plan de lutter doit préserver le potentiel et la diversité génétique de la race. L’élimination des maladies génétiques doit se faire progressivement dans le cadre d’une politique globale de gestion de la race.


    Article paru dans la cynophilie française du 4 e trimestre 2009
    par le docteur Marie Abitbol
    Responsable de la consultation de génétique
    Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort.
     


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    Lof.  ( livre des origines française )

    Un chiot de pure race est un chien detenteur d'un pedigree repertorié a la FCI (fédération cynologique internationale). Pour la France, on parlera de "chiot lof"? Le lof est le livre des origines français, qui repertorie les origines de tout les chiens de pure race. Un chiot né et élevé en France devra disposer d'un "certificat de naissance" qui pourra se transformer en "pedigree définitif" par le biais de la confirmation (apres l'age de 12 ou de 15 mois selon la race). Un chiot de pure race provenant d'un pays étranger disposera d'un pedigree enregistré a la fédération canine du pays concerné. SEULS les chiots réellement "de race" disposeront de ces documents. Les chiots vendus non lof (ou sans pedigree étranger) ne sont pas des "chiens de race" mais uniquement des "chiens de type non lof" ou "d'apparence non lof" et RIEN ne peut attester de leurs origines.

    Un éleveur respectueux de sa(ses) race(s) a des frais importants, liés a une recherche constante de qualité et de bonne santé. Un producteur de chiots "de type non lof" n'engage aucun frais : acheter un chiot sans origines certifiées ou importé cautionne un marché parrallèle de médiocre qualité et les prix de ces chiots sont prohibitifs par rapport a un chiot d'origines certifiées et issu d'une réelle selection.

    A l'achat d'un chiot, doivent vous être remis les documents suivants :
    -fiche d'identification -carnet de santé - contrat de cession - attestation vétérinaire de bonne santé - document attestant de son inscription au livre des origines de son pays de naissance - notice d'élevage
    La vente d'un animal non identifié est STRICTEMENT INTERDITE

    Plus de renseignements en téléphonant à l'élevage au "06 40 40 34 12

    Mon email : dasec@live.fr 

    ______________________________________________________________________________________________

     

     

    INFORMATIONS.



    Le Club du Chihuahua vous informe qu'il n'est génétiquement pas possible
    que deux Chihuahuas poil long engendrent des chiots poil court.

    Par contre des Chihuahuas poil court peuvent produire des chiots poil long.

    En France le mariage de Chihuahuas poil court/poil long est interdit
    sauf sur dérogation du Club et sur certaines conditions.

    Site du Club : www.ccce.org
    <http: www.ccce.org="">

    Daniel Arnoult
    Président du CCCE
    </http:>

     


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    LA MISE BAS
     
    chien 1 006

      La mise bas:: : 

    On appelle parturition ou mise bas le processus mécanique et physiologique qui aboutit à l'expulsion des fœtus et des annexes embryonnaires hors des voies génitales maternelles au terme de la gestation.

     

    Le déterminisme de la mise bas

    Pas plus en médecine vétérinaire qu'en médecine humaine on n'a pu, jusqu'à ce jour, bâtir une théorie irréfutable nous enseignant par quels facteurs se déclenche le "travail" chez les mammifères. On suppose cependant que ce déterminisme est endocrinien et que la sénescence placentaire stimule l'axe hypothalamus-hypophyse-surrénalien ; ce qui aboutirait à une augmentation du taux des corticostéroïdes, une chute de la progestérone, une augmentation des œstrogènes, une sécrétion d'ocytocine (hormone hypophysaire). Or, l'on sait que l'élévation des taux d'ocytocine et d'œstrogènes provoque et favorise les contractions utérines.


    On distingue trois périodes successives dans la mise-bas :


    - la phase de contractions utérines et de dilatation du col (avec écartement de la symphyse pubienne sous l'action de la relaxine)
    - la phase d'expulsion du fœtus qui pénètre dans la filière pelvienne sitôt achevée la dilatation cervicale
    - la phase d'expulsion du placenta qui, sous l'effet des contractions, se détache de la paroi utérine.

     

    Les signes avant-coureurs

     

    Les signes subjectifs échappent rarement à l'éleveur attentif. Deux jours avant les flancs de la chienne se creusent, les pointes des hanches semblent proéminentes et l'animal donne soudain l'impression d'avoir maigri : ce relâchement des ligaments du bassin est provoqué par une hormone hypophysaire, la relaxine. Certaines lices sont tentées de faire un nid : elles creusent un trou dans le jardin ou en appartement et parfois déchirent le matelas de leur couche. Enfin, 24 heures avant la mise bas la plupart refuse toute nourriture et manifeste de fréquentes et fausses envies de vider leur intestin.

    Les signes physiques : le plus fidèle des signes objectifs reste la chute thermique à condition de savoir l'interpréter correctement. Nul n'ignore que la température du chien oscille entre 38° et 39. A partir du 56e jour il faut prendre matin et soir la température de la gestante. Quatre à sept jours avant la naissance la courbe thermique devient erratique avec des chutes fréquentes. 24 à 48 heures avant la naissance la température tombe au plus bas : 37° et parfois à 36°5 (par baisse du taux de progestérone). Puis, dans les 6 heures qui précèdent la parturition, elle remonte à la normale indiquant l'imminence du travail qu'annoncent aussi : l'agitation de la chienne qui va, vient, se couche, se relève, marche le dos très vouté ; l'apparition d'un fin tremblement musculaire ; le suintement du colostrum à l'extrémité des mamelles, et une fort sécrétion de mucus, teinté de sang, qui s'écoule d'une vulve devenue moins saillante.


    Durant ces dernières heures de la gestation, les contractions passives de l'utérus ont fait progresser le chiot de la corne utérine à l'utérus proprement dit, tout en dilatant et en effaçant le col.

    De 2 à 8 heures, en moyenne

    Une fois le travail enclenché, le premier chiot va naître en deux heures au maximum.
    Les contractions actives et simultanées de la musculature abdominale puis vaginale et du diaphragme vont provoquer l'expulsion qui se produit généralement en position couchée, mais qui peut aussi avoir lieu en position semi-assise (comme pour la défécation).
    Quand l'éleveur, aux aguets, voit sa chienne redresser la queue pendant une contraction, il sait que l'arrivée du chiot est imminente.
    De fait, très vite, apparaît à la vulve la poche fœtale et, à partir de cet instant, l'expulsion du chiot n'excédera pas 20 à 30 minutes.
    70% des "bébés" naissent en avant et les pattes antérieures de part et d'autre de la tête, mais 30% d'entre eux se présentent par le siège. Au moment du passage l'allantoïde (une enveloppe fœtale externe) se rompt et un peu de liquide jaune paille s'écoule.


    Le chiot naît le plus souvent dans l'amnios (enveloppe fœtale interne). La mère, d'instinct, déchire la poche amniotique qu'elle avale, coupe le cordon ombilical avec ses dents et commence à lécher vigoureusement son petit pour le nettoyer, l'aider à pousser son premier cri et le réchauffer.


    Le placenta, décollé de la paroi utérine, est expulsé de une à quinze minutes après chaque chiot, et la mère le mange aussi. Est-il souhaitable qu'elle le fasse ? Les avis divergent. Certains pensent (ce n'est pas prouvé) que l'ingestion du placenta favorise la production de lait. Il est certain qu'à terme les placentas ont recueilli tous les déchets et toxines de l'embryon. leur ingestion est parfois suivie de diarrhées violentes et déshydratantes.


    Les intervalles entre chaque naissance sont très irréguliers : normalement de 10 à 60 minutes. Ils peuvent s'étaler sur plusieurs heures.


    En moyenne, une parturition dure de 2 à 8 heures.


    Quelle doit être l'attitude de l'éleveur au cours de la parturition ? Faut-il laisser la chienne se débrouiller seule, ou l'assister. Il faut avant tout être présent., s'abstenir de toute intervention si le processus est normal, mais être prêt à tout moment à aider sa chienne s'il en est besoin.


    Ce que vous pouvez et devez faire

    Avant la mise bas, préparez une caisse de 80cm par 80cm. et garnissez le fond de serviette ou encore de fausse peau de mouton (vet bed). Placez la caisse dans un endroit protégé et habituez votre chienne à y demeurer longtemps avant la date prévue pour la délivrance.


    Ayez prêts au moment de la mise bas des doigtiers stériles, un peu d'huile de paraffine, des linges chauds, du nylon stérile (ou du fil de coton trempé dans l'alcool), des compresses stériles, des ciseaux stérilisés, de la teinture d'iode. Envisagez un chauffage d'appoint (aux infrarouges par exemple) et un thermomètre au dessus de la caisse pour maintenir - au moment de la naissance et durant les 4 jours qui suivent - une atmosphère légèrement humide de 25° à 28° (à la naissance le chiot est hypothermique et sa température oscille entre 34°5 et 35°5).

     

    Pendant la mise bas parlez à votre chienne (qui aime la présence des êtres familiers), calmez-la, rassurez-la.


    Sachez appeler le vétérinaire à temps s'il y a inertie utérine : que le travail soit déclenché depuis plus de 2 heures sans qu'aucun bébé apparaisse par suite des efforts imparfaites d'une femelle âgée, ou obèse, ou manquant d'exercice ; ou qu'après des efforts prolongés pour une ou plusieurs expulsions, l'utérus soit devenu incapable de se contracter efficacement et que la femelle se fatigue inutilement.
    Autre cas d'accouchement difficile : un fœtus est bloqué et les efforts de la femelle sont devenu improductifs : tantôt le chiot apparaît à la vulve pour disparaitre aussitôt, tantôt tête et pattes s'engagent sans jamais plus progresser.

     

    Tentez, dans cette situation d'urgence, d'intervenir vous-même, sans attendre l'arrivée du praticien : saisissez la partie du chiot qui vous est accessible et retenez-le pour qu'il ne remonte pas entre deux contractions. Pendant la contraction, tirez légèrement sur le chiot en le rabattant vers le ventre de la mère. Si rien y fait, il est bloqué et a besoin de se retourner : Muni du doigtier stérile enduit d'huile de paraffine, repoussez entre deux contractions vers le haut (vers l'utérus) le chiot coincé. Puis recommencez comme précédemment. Cela suffit bien souvent. Evitez à tout prix de déchirer l'enveloppe amniotique pendant ces opérations, vous risqueriez de déclencher le réflexe respiratoire trop tôt et, le thorax comprimé dans les voies génitales, votre chiot pourrait étouffer.


    Par contre, lorsque le chiot est entièrement expulsé et afin qu'il puisse respirer, déchirez à la main le sac amniotique si la femelle ne le fait pas d'elle-même.
    Réanimez le chiot qui reste inerte sans vagir : pour cela séchez-le vite en le frottant vigoureusement avec un linge chaud et dégagez ses voies respiratoires en plaçant la bouche sur son museau et en aspirant à travers d'une gaze les mucosités qui l'encombrent (n'aspirez pas trop violemment , vous pourriez "coller" ses poumons).
    Coupez le cordon ombilical à un cm du ventre si la chienne ne le fait pas et ligaturez-le.


    Comptez les placentas expulsés car un placenta non expulsé peut soit empêcher la venue au monde d'un chiot, soit être la source de graves infections des voies génitales de la mère.


    Il est banal, mais pas du tout indispensable que la chienne mange les placentas qui, souvent, provoquent de fortes diarrhées. Essayez de les lui subtiliser.

    Après la mise bas, désinfectez les ombilics avec de la teinture d'iode. Palpez le ventre de la chienne pour vérifier que tous les petits ont bien été expulsés. Il y a un vieux truc d'éleveur pour savoir si la chienne a fini la mise bas. Il faut lui donner du café au lait tiède très très sucré (un peu de café dans beaucoup de lait). Si la chienne refuse, il reste des chiots à venir, si elle boit, il n'y en a plus. Je l'ai vérifié, cela ne marche pas à tous les coups. Parfois la chienne boit le café-au-lait, puis continue la mise bas. Toutefois c'est une mixture qu'elles adorent et qui leur apporte un appoint de sucre non négligeable.


    Surveillez les pertes de la mère qui - initialement verdâtres, puis rougeâtres - doivent au bout de 15-20 jours se limiter à une sécrétion de mucus incolore et inodore. Si, au contraire, les lochies sont purulentes ou fétides, méfiez-vous de la rétention placentaire et de l'infection et consultez votre vétérinaire.


    Ce que vous ne devez pas faire

    Avant la mise bas, ne négligez pas la surveillance de la courbe thermique qui permet de prévoir les parturitions prématurées et d'interpréter les dépassements du terme théorique dont on tire parfois argument pour pratiquer une césarienne.
    Ne laissez pas votre chienne se délivrer n'importe où, que ce soit dans un appentis sans hygiène, un endroit trop froid ou qui vous serait inaccessible (sous votre lit).

    Pendant la mise bas, en cas d'inertie utérine, ne pratiquez pas de votre propre chef des injections d'ocytocine. C'est au vétérinaire qu'il appartient éventuellement de la pratiquer après s'être assuré de l'ouverture effective du col et qu'aucun obstacle mécanique n'entrave la migration du fœtusc. Sinon les contractions violentes provoquées par ce produit risquent de provoquer des accidents graves (éclatement de l'utérus).

    N'ouvrez pas la poche amniotique tant que le chiot n'est pas complètement expulsé.
    Ne cherchez pas à extraire vous-même à tout prix un chiot immobilisé à la vulve et dont la tête semble grosse : vous courez le danger de provoquer de graves déchirures cutanées et musculaires au niveau du périnée.
    Ne soufflez pas dans la gueule d'un petit inanimé sans l'avoir au préalable désobstrué : sinon l'inondation des bronches et des alvéoles est immanquable et le chiot est définitivement condamné.

    Après la mise bas, ne forcez pas la chienne à manger si elle boude sa nourriture pendant quelques jours encore ; elle est généralement gavée de placentas.
    Ne privez, sous aucun prétexte, les chiots du colostrum qui, seul, laisse passer les anticorps (supports de l'immunité passive transmise par la mère pour assurer leur protection durant les premières semaines de leur vie).

    Source : CCCE :cigogne: 


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