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    Education

    Tout chien doit apprendre les bonnes manières. Il faut donc lui inculquer de bonnes habitudes dès son plus jeune âge, sinon vous risquez d’entacher vos relations futures.
    Son éducation est basée sur deux principes : l’autorité et la justice. Plus le chien ressent que son maître l’aime et qu’il peut lui faire confiance, plus son éducation sera facile et réussie.


    A SON ARRIVÉE

    Stressé, perdu dans son nouvel univers, sans sa mère et ses frères et soeurs, l’arrivée du chiot doit se passer de la meilleure manière possible.
    Tout d’abord, il doit trouver sa place tout de suite, celle bien sûr que vous lui aurez choisie. S’il y a une partie de la maison qui lui sera interdite, la chambre par exemple, il ne faut pas l’y amener les premiers jours sous prétexte qu’il pleure la nuit ! C’est la même chose pour les fauteuils et canapés qui ne lui sont pas destinés. Les mauvaises habitudes se prennent vite et sont difficiles à corriger plus tard.

    Vous devez tout de suite lui présenter le coin qui sera le sien en temps ordinaire, avec son panier, sa couverture, ses jouets. Un jeune chiot n’étant pas encore bien propre, mieux vaut penser qu’il sera plus facile de nettoyer un carrelage qu’une moquette…
    Il faut faire de même pour le coin qui est destiné à la prise de nourriture en faisant attention de ne pas changer brutalement son alimentation car il risque des troubles digestifs. Il est fort possible qu’il refuse le repas que vous lui proposerez. Vous aurez donc rapidement tendance à lui présenter d’autres plats. Il est difficile de le voir se passer de nourriture ou faire la fine bouche… Rassurez-vous, rares sont les chiens qui se laissent mourir de faim ! Alors, soyez ferme sinon l’enfant gâté usera vos nerfs car il refusera ce qu’il aura apprécié la veille et vous passerez votre temps à lui inventer de nouvelles recettes.
    Vous éviterez les visites ininterrompues de vos relations qui seront bien sûr curieuses d’admirer le bébé ! Vous apprendrez à vous enfants qu’il ne doit pas être tripoté sans cesse, qu’il a encore besoin de dormir souvent, qu’ils ne doivent pas faire trop de bruit (cris, télévision, musique…). En revanche, vous ne laisserez pas le chiot jouer en les mordillant ou en grognant car il doit comprendre tout de suite qu’il ne sera pas le dominant.
    Si vous avez déjà un ou plusieurs chiens, n’attisez pas leur jalousie en ne vous occupant que du nouvel arrivé. Au contraire, ils doivent être câlinés, servis les premiers lors de la prise des repas, et rien dans leurs habitudes ne doit être modifié. Ainsi ils deviendront les protecteurs du petit nouveau.
    Quant au chat de la maison, autant le laisser cracher une fois ou deux ! Respectez les mêmes règles que pour vos chiens et il saura accepter le nouveau venu.
    L’éducation ne peut se faire que dans la bonne humeur, le calme, avec une certaine rigueur, sans découragement lorsque le chien ne comprend pas de suite.


    LA PROPRETÉ

    On facilitera la tendance à la propreté du chien en le faisant sortir régulièrement, et surtout juste après la prise de repas. Les réprimandes lorsqu’il s’est « oublié » à l’intérieur permettent la mise en place d’un nouveau contrôle nerveux du chien qui apprendra à se « retenir ».
    Réprimandes ne veulent pas dire maltraiter l’animal, bien sûr ! L’habitude qui consiste à mettre le museau du chiot dans ses excréments ne sert à rien. C’est encore plus vrai lorsque la « bêtise » ne vient pas de se faire. Le chien ne comprendrait pas la relation entre la punition et le fait qu’on lui reproche.
    Le mot « non » est très important pour son éducation ; prononcé sèchement, il sera vite compris, et pas seulement lorsqu’il n’est pas propre. Dès que l’animal s’oublie, il faut immédiatement le sortir et le féliciter lorsqu’il s’est soulagé dehors.
    Bien entendu, cette éducation est facilitée si l’on dispose d’un jardin ou d’une cour ; en appartement, cela risque de prendre un peu plus de temps, à mois que vous lui aménagiez un coin propreté avec des tapis spéciaux qu’on trouve dans les rayons des animaleries, une caisse avec des gravillons pour chat ou encore des journaux. Les chiens frileux ou paresseux aimeront moins les sorties ; en conséquence, le plaisir de la balade sera moins associé au fait d’avoir été propre à la maison en ayant fait l’effort de patienter pour se soulager.
    Toute violence est à proscrire ; elle aurait même des résultats inverses que ceux escomptés. Le chien qui a peur ne répond pas aux attentes de son maître.


    LA PROMENADE

    Le chiot aime bien se promener mais il faut tout de même être conscient de ses capacités physiques !
    Bien qu’on ait tendance à le prendre dans ses bras, il faut pourtant lui apprendre à marcher en laisse.
    Il est inutile de tirer le chiot au bout d’une laisse jusqu’au moment où il se couchera sur le côté. Il faut l’obliger à marcher à vos côtés en lui laissant la laisse très courte au début, lui parler doucement et tirer légèrement sur la laisse lorsqu’il voudra vous dépasser, en lui disant « non ». Prenez l’habitude de tenir la laisse de la main gauche. Ce sera toujours une chose acquise quand vous le présenterez à un concours car c’est toujours ainsi que l’on procède lorsqu’il faut le faire évoluer sur un « ring ». Les résultats ne sont pas toujours visibles les premiers jours, cela dépend en fait du chien, mais il faut persévérer sans s’énerver !
    Une autre chose importante : il ne faut pas avoir peur des autres chiens que vous rencontrerez. Le vôtre le sentirait et modifierait son comportement. Tirer sur sa laisse est une erreur. On risque de provoquer une réaction agressive chez l’autre animal. Ou alors votre chien pourrait devenir un adulte hargneux, prêt à agresser ceux qu’il croise. Sachez également que vous serez souvent abordé par des gens curieux de rencontrer un tel petit animal. Selon votre disponibilité et votre humeur du jour, ce seront des moments de grande convivialité !


    LES DÉGRADATIONS

    Pour ainsi dire inévitables, elles sont plus ou moins importantes selon la race du chien mais aussi de son caractère. Tout comme le jeune enfant qui met tout à sa bouche, le chiot, pendant toute la période pendant laquelle sa dentition se forme, mordillera tous les objets qu’il peut atteindre, le plus souvent les pieds de table, de chaise, les accoudoirs des fauteuils, les chaussures, les tapis. Cette activité deviendra vite un jeu. Alors, avant que l’idée ne lui en vienne, mieux vaut lui présenter des objets prévus pour cela comme les jouets en caoutchouc et le réprimander dès qu’il s’attaque à quelque chose d’interdit. Comme c’est un animal intelligent et docile, il comprendra vite !


    LES ABOIEMENTS

    Le chiot aboie facilement et presque jamais sans raison. A vous de découvrir la cause et d’y remédier pour qu’il ne devienne pas un chien bruyant à la voix perçante qui sera difficile à supporter, pour vous, votre famille et votre voisinage.
    Il peut aboyer parce qu’il souffre de solitude, parce qu’il sent qu’un orage va éclater, parce qu’il a faim, parce que le passage du facteur lui fait peur, etc.
    Dans la mesure du possible, il faut l’empêcher d’aboyer. Ce n’est pas une raison pour autant de céder à tous ses caprices afin qu’il se taise !


    LA FUGUE

    Si le chien aspire à plus de liberté, il faut lui proposer un peu plus d’activités physiques, ainsi il consumera son énergie. Surtout, après une fugue, il ne faut pas le réprimander plus violemment que d’habitude car il risque d’avoir de plus en plus envie de s’en aller. Le priver de promenade serait la plus grosse erreur.


    VIVRE EN SOCIÉTÉ

    Vous devrez apprendre les bonnes manières à votre chien. Il ne faut surtout pas : lui donner à manger lorsque vous êtes à table ; le laisser vous sauter dessus lorsque vous rentrez à la maison (vos collants, mesdames, ne résisteraient pas à ses petits ongles pointus !) ; vous laisser lécher la figure, les mains ou les pieds ; vous laisser mordiller le bas du pantalon ou du manteau ; l’exciter pour qu’il court après les chats et les autres animaux ; le faire aboyer ; le laisser importuner outre mesure ceux qui n’apprécient guère ; le faire grimper sur votre jambe pour le balancer.


    LES PUNITIONS

    Les punitions sont nécessaires à l’éducation. Mais il ne s’agit pas d’être violent. Il faut rester juste et cohérent : ne pas punir ce que l’on a autorisé la veille, ne pas punir le chiot pour une bêtise qu’il n’a pas commise.
    Lorsqu’il est en faute, le chien doit être appelé immédiatement. S’il tarde à venir, s’il adopte une attitude pas vraiment fière , alors il aura compris qu’il a mal agi, il acceptera donc plus facilement la punition.
    Il faut lui parler sévèrement en le secouant par le collier ou la peau du cou. Peu de mots sont utiles mais ils doivent être prononcés d’une manière qui ne permet pas le doute sur votre mécontentement. Les hurlements sont inutiles…
    Mais la meilleure solution est certainement l’isolement, même pour peu de temps. Le chien y est sensible car il est malheureux de se sentir écarté et de risquer, en quelque sorte, de perdre l’affection de son maître.


    L’OBÉISSANCE

    Des petits exercices réguliers que le chiot prendra pour des jeux permettront à celui-ci, entre autre, de revenir dès que vous l’appellerez, de refuser la nourriture que pourrait lui tendre un étranger ou de traverser une rue sans votre ordre. Chaque fois qu’il réussit l’exercice, il faut le récompenser, pas forcément par une friandise, mais par des mots doux et des caresses.


    APPRENDRE A RESTER SEUL

    Il est regrettable de rencontrer des chiens présentant des troubles graves du comportement à cause du stress lié à l’absence des maîtres.
    Dans la plupart des cas, ces comportements sont dus à une mauvaise éducation canine.
    En effet, le chien qui partage le quotidien des humains de « sa famille » est sans cesse à l’écoute et ressentira l’absence de ces derniers comme s’il perdait une partie de lui-même.
    Notons que l’angoisse sera moins forte s’il y a d’autres animaux à la maison, pourvu qu’ils ne soient pas comme lui ! L’accoutumance du chiot à la solitude doit se faire dès son arrivée au foyer. Pas question de le prendre dans sa chambre pour la nuit ! Vous l’entendrez certainement pleurer, japper ou même hurler. Ce sera dur mais il ne faudra pas s’apitoyer et céder à ses appels. Le sommeil finira bien par l’emporter…
    Si vous ne travaillez pas au moment de l’accueil du chiot, ce sera plus facile car vous pourrez commencer par de courtes absences dans la journée, qui se prolongeront au fil des jours.
    Mais attention, vos efforts seront caduques si vous n’adoptez pas la bonne attitude lors de la séparation. Votre départ doit être naturel, sans manifestation de tendresse particulière, comme si vous alliez rentrer trente secondes plus tard.

    Au retour, ne vous précipitez pas sur lui, en réponse à ses démonstrations de joie ; bien au contraire, laissez passer un certain temps avant de lui faire un câlin et d’aller le promener.
    Gardez toujours en mémoire qu’un chien agit par association d’idées. Si, avant votre départ, il a pu faire une bonne balade, jouer avec vous et recevoir une petite gâterie ; qu’il en est de même après votre retour, soyez sûr qu’il acceptera beaucoup mieux votre absence. 


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